L’embouchure du Lac Sidi Salem: Une diversité d’habitats qui abritent diverses espèces animales

Sur le site étudié par l’équipe d’Exploralis, à l’embochure du Lac Sidi Salem, on peut distinguer 5 types d’habitats différents, qui offrent un environnement prospère à la vie de milliers d’animaux.

Les roselières:

une zone bordière du lac ou de la rivière, constituées le plus souvent de phragmitaies, de typhaies, ou de scirpaies littorales, elles abritent nids et couvées de nombreux oiseaux des marais et assurent une forte épuration des eaux.

Les Forêts:

Elles correspondent à un écosystème où la végétation prédominante est composée d’arbres et de buissons, répartis sur une grande surface.

Dans cette région, trois types de forêts ont été identifiés : La forêt d’Acacias qui constitue un refuge pour plusieurs sangliers et quelques espèces d’oiseaux, la forêt de pins qui correspond à une zone de halte pour la plupart des oiseaux et des rapaces forestiers pendant les passages pré et postnuptiaux, et enfin la forêt de cyprès.

Les maquis :

C’est une formation végétale plus basse qu’une forêt, très dense ou clairsemée, constituée principalement d’arbrisseaux résistants à la sécheresse et formant des fourrés épineux et inextricables. Deux types de maquis ont été identifiés sur le site:

– Un maquis bas clairsemé formé par un groupement de thym, de romarin, de ciste et de calicotome, couvrant les collines de la rive ouest du site.

– Un maquis dense arbustif, représenté par un groupement d’oléastres, de thuyas de Berbérie, de lentisques, de calicotomes et de bruyères arborescentes couvrant l’est du site étudié. Il accueille diverses espèces de vertébrés.

Les falaises

Les falaises sont des sites accueillants différentes espèces de grands rapaces et même d’autres petites espèces comme les martinets, les merles bleu, les moineaux , les guêpiers…

Il s’agit de milieux essentiellement de roches en place, présentant une surface quasi verticale. Deux types de falaises s’observent dans la zone du projet :

– Les falaises rocheuses qui se situent tout au long des vallées principales qui découpent les plateaux et les massifs montagneux, constituant de véritables canyons, parfois très étroits.

– Les falaises argileuses et sableuses

Les marais:

Ce sont des étendues d’eau douce ou saumâtre de différentes profondeurs. La zone de travail est représentée par :

– Le marais bas : Par exemple celui du bassin versant de l’oued Béja qui se trouve en amont de la zone de rétention du barrage de Sidi Salem. Il est couvert par de grandes étendues de roselières et riche en ressources trophiques utilisées comme dortoirs par plusieurs espèces d’ardéidés. Cet habitat est un site attrayant notamment pour les oiseaux d’eau de surface ; Il accueille chaque année des milliers d’oiseaux pendant les 4 stades phrénologiques.

– Le marais haut : c’est un milieu plus ou moins attractif à cause de sa profondeur et n’est utilisé que pour les oiseaux d’eau plongeurs. Mais en contrepartie c’est un bon endroit de repos de jour pour les oiseaux hivernants et les migrateurs de passage.

Chacun de ces différents milieux joue un rôle différent selon son importance écologique dans la zone d’étude.

Les forêts et les maquis contribuent aussi :

– À la protection des rives contre l’érosion en jouant le rôle d’un fixateur du sol et en amortissant les forts courants de ruissellement.

– Au piégeage des sédiments et des feuilles mortes par la fixation de ces matières organiques. Elles constituent aussi un habitat pour une faune diversifiée :

– Les invertébrés dont elles favorisent la reproduction.

– Les mammifères qui les utilisent comme zones de mise-bas et de refuge contre les intempéries.

– Les oiseaux qui les utilisent comme site d’alimentation et comme refuge contre les prédateurs. Fréquentés, selon les espèces, pendant toute ou une partie de l’année, lors de la reproduction, en étape migratoire ou en hivernage.

 

Plus de détails sont disponible dans le rapport scientifique publié sur le site.